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Messages - Wahrani

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POLITICS & RELIGION / Ahmed Muin Abu Amsha, or Music Stronger Than War
« on: October 09, 2025, 04:19:48 PM »
  https://youtu.be/a6PeQ9ze5ks

Under a sky crossed by drones, a man walks forward—calm, solemn: a Palestinian music teacher named Ahmed Muin Abu Amsha. Where others hear only fear, he perceives the possibility of a song. By transforming the rumor of war into music, he offers the world a lesson in humanity. This text is dedicated to him.
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Beauty Amid the Ruins
There are moments when beauty arises where it is least expected—at the very heart of chaos. In Gaza, under the continuous hum of drones, one man has chosen not to remain silent. Ahmed Muin Abu Amsha, a Palestinian music teacher, walks among the ruins like an ancient master.
His instrument is neither piano nor violin, but the metallic murmur hovering above. This sound, he does not flee from; he listens to it, tames it, and makes it the foundation of a song. What might have been a gesture of mere survival becomes an act of creation.
The Drone as Organ
The drone’s buzz—an echo of death—transforms under his touch into a musical bourdon, that continuous tone which, for centuries, has supported human prayer. Around him, children’s voices rise—fragile, pure—tracing a polyphony of hope upon the fabric of danger.
Where one might expect fear, music is born; where the sky trembles with menace, an anthem to life ascends. In turning the sound of war into song, the teacher performs both an aesthetic and moral inversion. He reminds us that art is not a refuge from the world, but a way of standing firm within it.
Art as an Act of Resistance
His gesture tells us that creation does not ignore war: it walks through it, transforms it, and in doing so reveals the brightest proof of human dignity. The lyrics he teaches speak of martyrs, of cardamom-scented blood, of watching through the night among the stars.
This is not a cry for vengeance, but a prayer of fidelity—fidelity to the dead, to the land, to hope. To sing these words is to keep collective memory alive; to refuse that the noise of weapons should be the only voice in the world.
A Lesson in Humanity
In his classroom—turned workshop of light—Ahmed Abu Amsha teaches more than music: he teaches the persistence of what is human. His students learn that a people do not die so long as they continue to sing; that beauty can be a shelter, even a form of resistance.
There is in his manner the gravity of a priest and the tenderness of a father. In blending the children’s voices with the hum of drones, he seeks not effect, but truth—the truth that music belongs not only to peaceful times, but to hearts that refuse defeat.
Music, the Last Bastion of Dignity
Thus, in the night of Gaza, a man reminds the world that music remains the oldest of refuges and the simplest of miracles. In that fragile balance between noise and song, between metal and flesh, Ahmed Muin Abu Amsha builds an invisible temple—the temple of human dignity.
For a people who answer the drone of death with the melody of life, is that not the clearest lesson of peace?
Inspired by the video of Ahmed Muin Abu Amsha and his students, Gaza, 2024
   https://youtu.be/a6PeQ9ze5ks   

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

https://kadertahri.blogspot.com/




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Une critique du détournement politique du mot islamisme, utilisé comme un fourre-tout pour nourrir la peur, amalgamer immigration, islam et gauche, et légitimer un discours identitaire et anxiogène
Il y a des mots qui, à force d’être brandis comme des épouvantails, perdent leur sens et finissent par servir à tout… sauf à penser. Islamisme est devenu l’un de ces mots valises. Sous prétexte de combattre une idéologie réelle et dangereuse, certains chroniqueurs et responsables politiques s’en servent comme d’un chiffon rouge, un cache-poussière commode qui permet d’emballer toutes leurs obsessions : l’immigration, l’islam, la gauche, l’ONU, la Palestine, et même l’écologie. Le texte que je viens de lire en est un exemple caricatural.
Un mot qui brouille plus qu’il n’éclaire
Le problème n’est pas de nier l’existence de l’islamisme en tant qu’idéologie politique qui instrumentalise la religion à des fins de pouvoir. Ce phénomène existe et mérite d’être combattu. Mais dans la chronique en question, le terme est employé de manière si large et confuse qu’il finisse par englober indistinctement des réalités hétérogènes : un mouvement terroriste comme le Hamas, des immigrés venus d’ailleurs, des citoyens musulmans vivant paisiblement en France, voire ceux qui soutiennent la reconnaissance d’un État palestinien. Tout est mis dans le même sac. Et c’est précisément là que le piège se referme : quand on ne distingue plus l’islamisme de l’islam, on ne combat pas une idéologie violente, on stigmatise une religion et des millions de croyants.
L’amalgame comme méthode
Tout au long du texte, on retrouve un procédé rhétorique constant : mélanger sans nuance des réalités disparates. On passe de la reconnaissance d’un État palestinien à la collaboration avec le terrorisme. On enchaîne Donald Trump, Jean-Luc Mélenchon, l’ONU, Dominique de Villepin et « l’extrême gauche » dans une même diatribe contre les « traîtres ». On accuse Emmanuel Macron, parce qu’il a pris une décision diplomatique, de « pétainisme », comme si dialoguer au sein de l’ONU équivalait à collaborer avec le nazisme. Ce n’est pas de l’analyse politique, c’est une caricature qui cherche à provoquer l’indignation plutôt qu’à éclairer le débat.
La peur comme carburant
Le texte reprend à son compte le vocabulaire anxiogène popularisé par Donald Trump : « invasion », « destruction », « colonisation ». À écouter ce discours, l’Europe serait submergée, assiégée, condamnée à disparaître sous l’effet de l’immigration et d’un islam présenté comme une force homogène et conquérante. Ce n’est plus de la description, c’est de la dramaturgie. Et ce type de langage n’est pas neutre : il fabrique un imaginaire de guerre, il enferme la société dans une logique de peur et de rejet. Or, quand on transforme des voisins, des collègues, des concitoyens en menaces existentielles, on ne défend pas la démocratie : on la fragilise.

L’histoire instrumentalisée
Comparer Macron à Pétain parce qu’il a reconnu l’État de Palestine relève d’une manipulation historique indécente. La collaboration de Vichy était un régime soumis à une puissance occupante, responsable de persécutions massives. Rien de comparable avec un acte diplomatique inscrit depuis des décennies dans les débats internationaux. Employer ce parallèle n’a qu’un objectif : disqualifier par l’anathème, fermer toute discussion, transformer un désaccord politique en accusation de trahison. Or, quand tout devient « pétainisme », plus rien n’est pensé sérieusement.
Un miroir de l’extrême droite
Derrière le vernis de la dénonciation de « l’islamisme », ce texte révèle surtout une obsession identitaire. L’islamisme n’y est pas tant une menace réelle qu’un prétexte pour dire que l’immigration est une invasion, que l’islam est incompatible avec la République, que la gauche est complice de l’ennemi, et que seule une ligne dure peut sauver la nation. C’est la rhétorique classique de l’extrême droite : transformer des problèmes complexes en récit binaire, opposer les « patriotes » aux « traîtres », alimenter l’idée que la France serait en guerre contre elle-même.
Ce qui est en jeu
Reconnaître un État palestinien n’est pas « récompenser le terrorisme », c’est rappeler que la paix passe par une solution politique juste et durable. Combattre l’islamisme ne signifie pas diaboliser l’islam ni criminaliser l’immigration. Défendre la République, ce n’est pas dresser les Français les uns contre les autres, c’est au contraire réaffirmer que l’égalité, la dignité et la justice sont les meilleurs remparts contre toutes les formes d’extrémisme, qu’il soit religieux ou identitaire.
Conclusion
La véritable menace pour notre démocratie ne vient pas d’un drapeau palestinien hissé sur une mairie de gauche. Elle vient de ce discours qui, sous couvert de défendre la France, divise ses habitants, instille la peur, et désigne des boucs émissaires. Quand le mot « islamisme » devient une arme rhétorique pour taper sur les musulmans, les immigrés, les progressistes et tous ceux qui pensent autrement, alors il ne sert plus à protéger la République : il sert à la miner. 
On entend souvent l’expression « L’islamisme n’est pas l’islam ». Pourtant, cette formule n’a ni fondement historique, ni base théologique solide. Le mot islamisme lui-même est une invention française : il est apparu au début des années 1980 pour désigner ce que l’on a appelé « l’islam politique ». Or, ni dans l’histoire de l’islam, ni dans la pensée des musulmans, ni même dans la langue arabe, il n’existait d’équivalent. Si l’on entend par islamisme l’idée d’un islam porteur d’un projet politique, alors il faut rappeler qu’à partir de 622 – avec l’Hégire et l’organisation de Médine – l’islam a toujours comporté une dimension politique, comme en témoignent le Coran, la vie du Prophète et la tradition intellectuelle musulmane. Entre 610 et 622, au contraire, l’islam était purement spirituel et n’intégrait pas encore cette dimension politique. Il a donc existé, dans l’histoire, un islam sans « islamisme » – mais seulement durant douze ans.
C’est pourquoi la séparation rigide entre islam et islamisme pose problème. Elle déresponsabilise l’islam de toute critique, comme s’il n’avait aucun lien avec certaines formes de radicalité, et elle ne déplace le terrain du combat uniquement en dehors de la sphère musulmane. Cette attitude, au lieu d’aider à combattre l’extrémisme, nourrit le conservatisme et empêche toute évolution interne. Pour ma part, je crois que la lutte doit passer par deux étapes essentielles : reconnaître la part de responsabilité de l’islam dans les difficultés actuelles, puis travailler à les dépasser.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »



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POLITICS & RELIGION / La révélation de Gaza
« on: September 30, 2025, 10:39:56 AM »
Gaza nous éclaire sur le passé, qui nous éclaire sur le présent, grâce à qui… qui… qui ?
Il était une fois un joueur invétéré qui m’avait convaincu, de même que tous les autres passagers qui étions dans le même bateau, pour une croisière sur un fleuve, qu’il n’était qu’un homme honnête et incompris. Nous l’avons cru lorsqu’il nous a raconté que des voyous l’avaient tabassé par pur préjugé. Et alors qu’il nous mimait la scène (pour la dixième fois), agitant les bras avec exubérance pour accompagner son récit dramatique, deux as tombèrent de sa manche et atterrirent sur le pont, à la vue de tous. Aussitôt, la foule commença à se disperser. Rien de ce qu’il pouvait dire ne pouvait endiguer l’exode : game over.
Eh bien, c’est une situation similaire qui se produit actuellement avec les juifs à Gaza.
Nous avons été nourris au lait de la judéophilie. Les Juifs ont souffert à travers les âges, nous l’avons tous appris. Les calomnies, la crucifixion du Christ, les holocaustes, tant d’accusations mensongères et de persécutions injustes contre ce petit peuple merveilleux.
Et voilà que tout ce récit s’est effondré à la suite du massacre de Gaza. Notre « petit peuple merveilleux » vient de bombarder une minuscule bande de terre avec ses 2 millions d’habitants jusqu’à la destruction totale, et a affamé à mort les survivants du bombardement. Ce crime horrible a reçu le soutien de plus de 80 % de la population juive.                             
Cela signifie que tout le paradigme de la judéophilie était erroné. Ils se sont révélés tels qu’ils sont vraiment, leurs atouts étant désormais visibles de tous.C’est une bonne nouvelle, car cela rétablit la paix entre nous et nos ancêtres. Nous avons maintenant appris que nos ancêtres ne s’étaient pas trompés dans leur évaluation du comportement des Juifs.
Israël a fermement rejeté le vendredi 26 septembre une déclaration des Nations Unies sur la famine à Gaza, le Premier ministre Benjamin Netanyahu qualifiant le rapport de « diffamation rituelle moderne » qui s’appuyait sur des sources du Hamas.
Le Premier ministre Netanyahou, un joueur à la tête d’une nation de joueurs, a eu l’honnêteté de mettre cartes sur table : cette accusation de meurtre rituel n’est pas différente de toutes les précédentes. C’est juste un nouveau « J’accuse ». Toutes les accusations de meurtre rituel doivent être mises dans le même sac, indiscernables. Si nous rejetons d’emblée les accusations historiques contre les Juifs, alors nous devons également fermer les yeux et rejeter cette dernière accusation. Si nous ne pouvons pas – si nous ne pouvons pas éviter de remarquer ces as qui tombent dans le jeu – le Premier ministre Netanyahou exige que nous reconsidérions également toute l’histoire juive des accusations de meurtre rituel. Le dirigeant des Juifs nous a donné la permission de nous libérer des chaînes de la judéophilie. Nous sommes enfin autorisés à regarder le Moyen Âge sous un jour très différent.


Les accusations de meurtre rituel ? Les Juifs prélevaient-ils le sang d’enfants chrétiens à des fins rituelles ?
La réponse est oui, sans aucun doute. Ils tuaient quelques enfants non juifs chaque année à cette fin. Et rétrospectivement, cela semble être un nombre de meurtres heureusement minime. De nos jours, ils tuent des milliers d’enfants. Aucun rabbin ne pourrait consommer autant de matza sanglante. En niant et en niant les martyrs d’Harold de Gloucester, de saint Guillaume de Norwich et de saint Simon de Trente, nous avons permis aux Juifs de massacrer librement des milliers d’enfants palestiniens à Gaza. Ces gens plutôt simples interprètent le désir des chrétiens d’être en paix avec leurs voisins comme une permission de continuer à tuer des enfants.
Ce n’est pas que nous n’ayons pas été prévenus. Nous l’avons été. Les Juifs arrogants ont publié il y a quelques années le livre des règles casher sur la façon de tuer les enfants non juifs. Il s’appelle Torat Hamelech (Torah royale). C’est une lecture difficile. Est-il permis de tuer des Juifs qui aident des non-Juifs dans telle ou telle situation ? Bien sûr :
« Quiconque transfère de l’argent des Juifs aux non-Juifs doit être tué, car le transfert d’argent entraîne un danger » (p. 184).
En d’autres termes, lorsque le gouvernement israélien transfère l’argent des impôts américains à l’Autorité palestinienne, en remboursant ses dettes en échange de certains services ou en vertu d’accords signés, tous ses ministres sont soumis à la peine de mort prévue par la Torah.
Les auteurs fondent leur argumentation sur les mots de Maïmonide, qui a déclaré que
« Il est permis de tuer quiconque transfère (de l’argent) où que ce soit, même à une époque où la peine de mort a été abolie ; il est permis de le tuer avant qu’il ne le transfère… même s’il s’agit de transférer des sommes juives insignifiantes à des non-Juifs… il doit être tué. »
D’autant plus qu’il n’y a aucune pitié envers les non-Juifs en temps de guerre :
« Même un médecin de l’armée ennemie est considéré comme méritant la peine de mort… Même un civil qui aide l’armée est considéré comme tel » (p. 184).
Les lois de la guerre prescrites par la Convention de La Haye sont considérées comme non juives et n’ont donc aucune valeur contraignante.
Tout citoyen d’un pays ennemi qui renforce l’esprit de l’armée ou exprime même sa satisfaction quant à ses actions est considéré comme un ennemi mortel, et son assassinat est autorisé. Il en va de même pour quiconque affaiblit notre royaume par ses paroles. (p. 185)
Par conséquent, non seulement tous les civils ennemis, mais aussi tous les citoyens juifs qui affaiblissent verbalement le camp juif ou expriment des doutes sont passibles de mort. Les auteurs écrivent :
« Il n’est pas nécessaire d’entrer dans les détails et de savoir s’il fournit factuellement une aide pratique à l’ennemi » (pp. 186-187).
Et ici encore, le texte fait référence à Maïmonide et au Choul’han Aroukh :
« Il est interdit à un Juif de se trouver seul avec un non-Juif, car ils sont tous soupçonnés d’une tendance au carnage… Il ne faut pas les accompagner sur la route… Il est interdit de prendre des médicaments donnés par un non-Juif, à moins que le malade n’ait déjà perdu tout espoir de survivre » (p. 187).
Et aussi :
« Même les non-Juifs qui ne tuent pas de leurs propres mains doivent être exécutés ; même ceux qui ont tué par des moyens indirects ; pour cela, ils sont condamnés à mort même après la guerre, lorsqu’ils ne sont plus des ennemis militaires. »
« Une raison supplémentaire de tuer les non-Juifs qui combattent contre nous est leur violation des commandements de Noé… Dans la guerre pour la Terre d’Israël, cette considération est doublement importante, car les non-Juifs qui réclament cette terre pour eux-mêmes nous la volent à nous, qui l’avons reçue en héritage de nos pères » (p. 192).
La véritable intention des auteurs du livre apparaît alors clairement : lorsqu’ils abordent la guerre en général, ils visent le conflit israélo-palestinien. Ils s’autorisent ainsi à tuer sans discrimination.
À propos des civils ennemis qui se retrouvent sur le champ de bataille sans que ce soit de leur faute, le livre déclare :
Même si des civils ont été enchaînés ou capturés, ils n’ont pas le choix et restent des otages. Il est permis de les tuer si cela peut les aider à échapper aux criminels ; comme nous le verrons bientôt, il est permis de tuer même ceux qui aident involontairement l’ennemi. Les jeunes enfants se trouvent souvent dans cette situation : ils bloquent le chemin du salut avec leur corps. Bien qu’ils le fassent sous la contrainte et sans intention hostile, il est permis de les tuer, car leur présence physique facilite le meurtre [de juifs].
Et plus loin :
Jusqu’à présent, nous n’avons évoqué le meurtre d’innocents que dans les situations où leur présence nous empêche de faire la guerre. Cependant, il existe des situations où nous avons d’emblée l’intention de tuer des innocents, afin que leur présence et leur assassinat nous soient utiles. (p. 198) Car « il existe une autre raison d’autoriser le meurtre de non-Juifs : la valeur fondamentalement supérieure de la vie d’un Juif (par rapport à celle d’un non-Juif)… Il est permis de tuer des non-Juifs pour sauver la vie de Juifs… Il est permis de le faire même lorsque nous utilisons la présence d’enfants non-Juifs innocents pour nuire à leurs parents. » (p. 198-199)
Les choses les plus cruelles de ce livre concernent précisément les enfants :
« Lorsque nous discutons du meurtre d’enfants… nous devons prendre en compte l’énorme risque associé à ce qu’ils feront une fois adultes. » C’est pourquoi il a été « décidé qu’il est interdit d’aider une femme non juive en travail ou d’allaiter son enfant, afin de ne pas contribuer à susciter un autre idolâtre… C’est ce qu’a dit le prophète Isaïe (14:21), qui a appelé à tuer tous les nourrissons de Babylone, même s’ils sont petits et n’ont pas l’âge de raison, car il est clair pour nous qu’ils suivront les traces de leurs pères et [nous] causeront du tort » (p. 206).
Et d’ailleurs, un peu plus loin :
« Nous concluons qu’il est logique de tuer des enfants s’il est clair qu’ils grandiront et deviendront nos ennemis ; dans un tel cas, nous entendons en réalité leur propre destruction » (p. 207).
Ce livre (Torat ha-Melech) a été publié en Israël en 2009. Les autorités ont tenté de l’interdire et ont persécuté ses auteurs, deux honorables rabbins, Yitzhak Shapira et Yosef Elitzur. Mais cette tentative est restée vaine, car les Juifs religieux ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une présentation fidèle de la foi juive.
Maintenant, dotés du postulat de Netanyahou, nous pouvons reconsidérer l’histoire juive.
Après avoir tué Notre Seigneur Jésus-Christ, les Juifs ont massacré de nombreuses personnes ; le premier fut saint Étienne et le dernier un enfant de Gaza. Mais ils étaient surtout connus pour leurs prêts d’argent. Or l’usure est aussi une forme de meurtre, car saint Ambroise, dans son commentaire sur Deutéronome 23,19, écrit :
« Pratiquer le prêt usuraire avec celui qu’il ne serait pas criminel de tuer : là où il y a droit de guerre, il y a aussi droit d’usure. »
Ceux qui partagent l’Eucharistie avec leurs frères et sœurs spirituels n’exigent pas d’usure. Là où l’Eucharistie a été éradiquée, l’usure, l’exploitation sans limites et l’esclavage apparaissent immédiatement. L’esclavage fut introduit par les calvinistes et les juifs en Amérique du Nord, cent ans après que l’Eucharistie (apportée par les frères franciscains) eut uni les autochtones et les Européens en une seule Église [dans l’Amérique ibérique]. Dans son ouvrage plein d’esprit « Catch-22 », Joseph Heller cite un général qui, incrédule, demande à son aumônier :
« Les hommes enrôlés prient-ils le même dieu que nous ? »
C’est l’idée d’un monde sans Eucharistie commune. Ce n’est pas en vain que le Talmud interdit à un Juif de boire du vin avec un non-Juif, car boire du vin en commun est une forme d’acte religieux eucharistique.
De nombreux crimes juifs antérieurs ont été confirmés au cours de l’histoire. Le cas du jeune Italien, saint Simon de Trente, a été confirmé par le Dr Ariel Toaff, expert juif italien, dans son livre Pâques sanglantes .
L’empoisonnement des puits a été confirmé par le Dr Ilan Pappe, historien de la Nakba. Mais c’est grâce au Premier ministre Netanyahou que tout l’édifice du déni s’est effondré. En tant que Premier ministre juif dûment nommé, il a officiellement approuvé cette logique : si l’on reconnaît le massacre de Gaza, il faut également reconnaître le bilan historique des crimes juifs médiévaux : meurtres d’enfants, empoisonnement des puits, etc. Si nous avons été témoins du massacre de Gaza, nous devrions accepter la conclusion logique selon laquelle les précédentes accusations de meurtre rituel étaient tout aussi vraies.
Cependant, à titre individuel, cette histoire de diffamation rituelle est tout aussi facile à balayer d’un revers de main. Des millions de Juifs ont quitté le judaïsme et sont devenus des individus libres. Certains sont devenus chrétiens, d’autres musulmans, d’autres communistes, etc. Il existe une voie d’entrée dans le judaïsme, mais il existe aussi une voie de sortie. Le massacre de Gaza est précisément un événement de ce type, susceptible de provoquer une sortie massive des Juifs face à la criminalité croissante du judaïsme. Laissons Netanyahou et ses sbires dans un splendide isolement.

source : Israël Shamir/Entre la plume et l’enclume

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »


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L’Algérie possède des ressources immenses, une histoire riche et une jeunesse pleine d’énergie. Pourtant, elle s’enlise dans la corruption, le népotisme et l’immobilisme. Ses jeunes rêvent plus souvent d’exil que d’avenir au pays. Ce paradoxe insupportable doit cesser. L’heure est venue pour l’Algérie de dire la vérité, de briser le conservatisme qui l’étouffe et d’engager des réformes profondes. Le citoyen algérien que je suis appelle à un sursaut national fondé sur la liberté, la justice et la modernité.
L’Algérie est jeune, riche, immense. Elle a tout pour réussir : des ressources abondantes, une histoire millénaire, une jeunesse créative. Et pourtant, elle piétine. Elle s’enlise. Elle se saborde.
Comment accepter ce paradoxe ? Comment un pays doté de tant de forces peut-il offrir si peu de perspectives à sa jeunesse ?
La blessure des harragas
La réalité est brutale : nos jeunes ne rêvent plus d’avenir ici. Ils rêvent de visa, d’exil, ou de traversées au péril de leur vie. Le phénomène des harragas n’est pas marginal. Il est le symptôme d’un système qui ne fonctionne plus.
L’Algérie accueille et fait vivre des millions de migrants étrangers. Mais elle pousse ses propres enfants à fuir. Voilà le scandale. Voilà la blessure.
Un système à bout de souffle
Les causes sont connues.
Une démocratie confisquée.
Des pratiques de pouvoir figées.
Une corruption endémique.
Un népotisme honteux.
Un conservatisme social étouffant.
Tout cela forme une chape de plomb qui écrase les talents, bride l’initiative et tue l’espoir. Le résultat est là : découragement, colère, cynisme.
Le temps des réformes profondes
Assez de promesses creuses. Assez de slogans soporifiques. L’Algérie n’a pas besoin de discours, elle a besoin d’actes. De réformes profondes, radicales, immédiates.
Elle doit se libérer de l’instrumentalisation du religieux et garantir la liberté de chacun de croire ou de ne pas croire, provoquer un choc éducatif et culturel, qui valorise la pensée critique et la créativité, instaurer une liberté d’expression réelle, sans tabous ni peur, où la dissidence est une richesse et non une menace, bâtir une économie propre, débarrassée des clans et des prédateurs, qui récompense le travail et l’innovation.

Dire la vérité, agir enfin
Pour y parvenir, il faut du courage. Le courage de regarder nos échecs en face. Le courage de briser un système obsolète qui vit de l’immobilisme. Le courage, enfin, de dire la vérité.
La vérité n’est pas une arme contre l’adversaire. C’est la base de tout. Gouverner, ce n’est pas répéter des illusions. C’est agir. Réformer. Libérer les énergies.
Une responsabilité historique
L’Algérie peut devenir un État fort, une république moderne, juste et prospère. Elle en a les moyens. Elle en a la jeunesse. Elle en a les ressources. Mais elle n’a plus de temps à perdre.
Si nous échouons aujourd’hui, nous perdrons une génération entière. Et peut-être avec elle l’avenir du pays.
L’appel d’un citoyen
Le citoyen algérien que je suis plaide pour une politique qui œuvre à plus de sécularisation de la société, à un véritable renouveau culturel, à une totale liberté d’expression des voix dissidentes et à un essor économique ne laissant plus qu’une portion congrue à la corruption, au népotisme et aux réflexes claniques.
Le temps est venu d’examiner les causes des échecs, de rectifier les erreurs et de définir de nouvelles options. Des options qui permettront de profonds changements, loin d’un conservatisme social qui étouffe, d’un sentiment obsidional qui mine et du poids de l’Histoire qui entrave.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »


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POLITICS & RELIGION / Gaza : la vengeance sioniste
« on: September 30, 2025, 10:35:02 AM »
Bien sûr, les juifs dits libéraux se plaignent parfois de ce que fait Israël, mais ils ne sont jamais prêts à exiger la chirurgie radicale et radicale qui est nécessaire si l’on veut un jour que le pays se répare. Israël est un État belligérant occupant  doté de droits de légitime défense limités face aux menaces émanant du territoire qu’il occupe illégalement.
La Palestine occupée a le droit légal de résister, de s'organiser, de se militariser et de se mobiliser pour se défendre et repousser l'occupation illégale d’Israël. Le Hamas est une résistance armée légale, quand à Israël, je dirai Il y a l'avocat qui connaît la loi... et l'avocat qui connaît le juge".
Derrière les discours de légitime défense ou de résistance, c’est une logique de vengeance qui domine, piégeant Israéliens et Palestiniens dans un cycle meurtrier. Cette guerre, au-delà de Gaza, révèle l’impuissance du droit international et la montée d’un monde où la diplomatie s’efface devant la force.
Un conflit qui s’enfonce dans la spirale de la violence
Le 7 octobre 2023 restera comme une date charnière dans l’histoire contemporaine du Proche-Orient. Ce jour-là, le Hamas a lancé une attaque coordonnée d’une brutalité inédite contre Israël. Plus de 1 200 civils ont été tués, parmi eux des familles entières massacrées dans leurs maisons ou lors d’un festival de musique, tandis qu’environ 200 personnes étaient prises en otage et emmenées dans la bande de Gaza. L’onde de choc a sidéré la société israélienne, réveillant les souvenirs les plus sombres des persécutions historiques et des guerres passées.
La réaction israélienne fut immédiate : le gouvernement de Benyamin Netanyahou a déclenché une offensive militaire massive, présentée comme une guerre pour « éradiquer » le Hamas. En quelques semaines, Gaza est devenue un champ de ruines, ses infrastructures détruites, ses hôpitaux débordés et sa population plongée dans une situation humanitaire catastrophique. Des milliers de civils palestiniens ont péri sous les bombardements, et le blocus, déjà insupportable, s’est durci davantage.
Depuis, le conflit s’est enlisé dans une spirale de représailles. Deux ans après, aucune solution politique n’a émergé, aucun cessez-le-feu durable n’a été trouvé. Derrière les justifications officielles – « légitime défense » pour Israël, « résistance » pour le Hamas – apparaît une logique plus profonde et universelle : celle de la vengeance, moteur puissant mais destructeur qui enferme les deux camps dans une guerre sans horizon.
Les racines d’un cycle meurtrier
Pour comprendre cette dynamique, il faut revenir sur les racines de la violence.
•   Du côté palestinien, Gaza vit sous blocus israélien et égyptien depuis 2007, quand le Hamas a pris le contrôle de l’enclave. La colonisation en Cisjordanie s’est poursuivie, avec de nouvelles implantations juives chaque année, accentuant la fragmentation du territoire palestinien. Pour beaucoup de Palestiniens, le quotidien est marqué par l’humiliation des check-points, la restriction de circulation, la pauvreté et l’absence de perspective politique. Dans ce contexte, la lutte armée est perçue par certains comme la seule voie pour faire entendre une voix étouffée.
•   Du côté israélien, Je trouve remarquable qu’à chaque fois que l’armée israélienne (la plus féroce du monde)  se livre à une violence excessive contre les Palestiniens, en particulier dans des médias occidentaux, l’attention soit attirée sur Israël dans le rôle de victime et son droit à la défense. Des histoires sur le 7 octobre ou des histoires de Palestiniens voulant dénoncer la cruauté, le fanatisme, la corruption ou l'opulence de la direction du Hamas, ce type de reportage n'est pas pertinent pour les actes de guerre et semble être conçu comme du  sensationnalisme  visant à discréditer davantage le la résistance du Hamas, quelle est la raison sous-jacente lorsque l’autodéfense d’Israël s’est transformée en un massacre brutal et très cruel dès novembre 2023 ?.
Le 7 octobre et la riposte israélienne
L’attaque du Hamas n’avait pas pour objectif de conquérir des territoires ni de remporter une victoire militaire conventionnelle. Israël est l’ennemi de tous les Etats de la région, et un facteur essentiel de déstabilisation du Proche-Orient. Israël perpétue une situation de guerre, il faudrait peut-être rappeler que c'est le sionisme implacable qui a amené des religieux fanatiques et sanguinaires au pouvoir.
Échec et mat pour Israël : Un jeu qu'ils connaissent bien alors les Israéliens doivent savoir que  tout comme l'Allemagne nazie, ils finiront par tomber, leurs soif de sang, leurs haine et leurs violence sera leur propre destruction le plus tôt possible, ils doivent encore réapprendre réellement la signification du mot  pogrom, qu’ils font subir à la population de Gaza?
En réponse, l’armée israélienne a lancé une opération d’une ampleur inédite, avec un double objectif affiché : détruire les infrastructures militaires du Hamas et libérer les otages. Pourtant, au-delà de la stratégie militaire, la riposte a pris une dimension punitive : les bombardements massifs ont frappé des zones densément peuplées, des infrastructures civiles essentielles, plongeant Gaza dans une crise humanitaire.
Cette asymétrie – un État doté d’une armée moderne face à une organisation islamiste ancrée dans une population civile – a renforcé l’impression que la guerre visait autant à punir collectivement qu’à neutraliser un ennemi.
La logique de la vengeance
La vengeance n’est pas une explication exhaustive du conflit, mais elle en éclaire une dimension essentielle. Comme l’écrit Marie Robin dans La vengeance et la paix (Biblis, 2025), elle fonctionne comme une spirale : elle transforme la douleur subie en justification de la violence exercée.
La vengeance, dans ce contexte, n’est pas seulement une émotion individuelle. Elle devient une logique collective, inscrite dans la mémoire des peuples et dans les choix des gouvernements.
Des impasses politiques et stratégiques
L’objectif affiché par Netanyahou – « éradiquer » le Hamas – soulève une question centrale : est-ce seulement possible ? L’histoire montre que les idéologies et les mouvements armés renaissent souvent dans les ruines laissées par la guerre. Gaza, ravagée, risque de produire une nouvelle génération de combattants, encore plus radicalisés.
L’Autorité palestinienne, affaiblie et discréditée par la corruption et son incapacité à obtenir des avancées diplomatiques, n’offre pas d’alternative politique crédible. Du côté israélien, le pouvoir est dominé par une coalition de droite et d’extrême-droite qui ne croit plus à la solution à deux États et prône une politique de force permanente.
Ces dynamiques enferment le conflit dans une impasse où la négociation paraît illusoire et où la radicalisation gagne les deux sociétés.
L’impuissance de l’ordre international
La guerre de Gaza est aussi un révélateur de l’affaiblissement du système international. L’ONU a multiplié les résolutions appelant à un cessez-le-feu, mais aucune n’a eu d’effet concret. Le Conseil de sécurité, paralysé par le veto des grandes puissances, est incapable d’imposer une contrainte réelle.
Les États-Unis soutiennent Israël au nom de son droit à la légitime défense, tout en appelant à la « retenue » dans l’usage de la force. L’Union européenne reste divisée, incapable de parler d’une seule voix. Les pays arabes, eux, oscillent entre indignation et pragmatisme, certains poursuivant discrètement leur rapprochement avec Israël pour des raisons géopolitiques, d’autres se posant en défenseurs de la cause palestinienne.
Au-delà du Proche-Orient, Gaza devient un symbole de l’impuissance du droit international et de l’érosion des normes multilatérales. Comme en Ukraine, au Soudan ou au Sahel, la logique des représailles et des rapports de force tend à remplacer la diplomatie et la recherche de compromis.
Le discours de Netanyahou : une main fermée
Le discours prononcé par Benyamin Netanyahou à l’ONU, en septembre 2025, illustre ce basculement. Loin d’ouvrir une porte à la négociation, il a fermé définitivement la perspective d’un État palestinien, accusant sa reconnaissance internationale de « récompenser le terrorisme ».
Ce message a envoyé un signal glaçant : Israël ne laissera personne décider de l’avenir des Palestiniens, et encore moins sur la base du droit international. Pour la communauté internationale, ce discours a confirmé une tendance inquiétante : la force s’impose comme la seule boussole, et le droit comme un simple ornement rhétorique.
Conclusion : briser le cycle ou s’y résigner ?
La guerre de Gaza montre comment la vengeance peut devenir un moteur collectif, puissant mais destructeur. Chaque camp nourrit sa violence de la douleur de l’autre, enfermant Israéliens et Palestiniens dans une spirale de représailles. Cette logique n’engendre pas la sécurité ni la liberté, mais seulement de nouvelles blessures, de nouvelles rancunes et une perpétuation indéfinie du conflit.
La résistance des Palestiniens a déchu le mythe du peuple élu, par la férocité des Israéliens  dans l’agression contre Gaza le monde vient de découvrir de leurs sadismes, le monde vient de voir  leurs perversions mentales, le monde vient de découvrir leurs idéologies mortifères. Le monde reste témoin du génocide israélien contre les Palestiniens, cependant, ils ne seront pas éternels, le seul ennemi est la déshumanisation  des Palestiniens alors que la société Israélienne est en proie à une vilaine bouffée morbide, dont le soutien enragé au criminel de guerre Netanyahou et son gouvernement ouvertement raciste, suprématiste et messianique est un rude symptôme.
Israël étant officiellement déclaré comme état voyou qui  se féliciter de ses entreprises mortelles est par définition une apologie de crime de guerre, que cette apologie ait lieu à l’agression contre Gaza et au nom d'un groupe religieux au pouvoir qui en accentue la gravité. C'est la totalité des Militaires qui devraient être condamnés pour savoir s'ils font leur cette déclaration, et poursuivre tous ceux qui approuvent. La démocratie n'est pas le droit pour des politiques  de commettre de génocides.
Rompre ce cycle n’est pas impossible. Cela suppose de replacer la justice et le droit au centre du jeu international. Cela exige aussi un courage politique que ni Israël ni les Palestiniens, ni même les grandes puissances, ne semblent prêts à assumer aujourd’hui. Tant que ce courage manquera, la paix restera un mirage, et la vengeance, le moteur tragique d’un monde où la diplomatie recule devant la force.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »


6
Ce qui s’est joué lundi à Washington n’était pas une avancée diplomatique, mais une mise en scène obscène. Donald Trump et Benjamin Netanyahou ont dévoilé un prétendu « plan de paix » en 20 points pour Gaza. En réalité, ce n’est rien d’autre qu’un écran de fumée pour prolonger un génocide, couvrir des crimes de guerre et détourner l’attention de l’opinion internationale.
Bien sûr, les conditions qu’il propose ressemblent parfois à des capitulations déguisées. Et derrière la scène, la guerre n’est jamais loin, prête à remonter sur les planches si l’accord échoue. Mais au moins, il y a ce geste : forcer la paix à s’énoncer, même si ce n’est encore qu’un rôle imposé. Peut-être qu’un jour, ce rôle deviendra une habitude, puis une obligation, et qui sait, une réalité.
Entre guerre et paix, Trump choisit la dramaturgie. Et peut-être, paradoxalement, que cette dramaturgie est l’un des rares chemins encore ouverts pour rappeler à l’humanité que la paix ne naît pas seulement dans le secret des négociations, mais parfois aussi dans la lumière crue d’un spectacle.
Un plan creux, une mascarade sanglante
Les cartes bricolées à la va-vite, les promesses vagues d’autodétermination conditionnée, l’absence totale de calendrier : ce plan n’est qu’un simulacre. Derrière les grands mots, il n’offre aucune garantie réelle ni pour la sécurité des civils israéliens, ni pour les droits fondamentaux du peuple palestinien.
Il ne s’agit pas d’un processus de paix, mais d’une opération de communication destinée à sauver Trump à l’approche de la présidentielle américaine et à offrir à Netanyahou un nouveau répit face à la contestation de sa coalition. Pendant qu’ils sourient devant les caméras, les bombes continuent de s’abattre sur Gaza, les hôpitaux sont détruits, les enfants meurent de faim et de blessures non soignées.
« … Selon le plan de Trump, Israël devrait de son côté retirer progressivement ses forces de la bande de Gaza … »
Si Israël se retirait rapidement de Gaza, ce plan aurait une chance de marcher; le Hamas accepterait les conditions et libérerait les otages, mais on sait très bien qu’Israël ne sortira JAMAIS tout son monde de Gaza; un petit nombre peut-être, mais au complet, oublier ça.
Effectivement, ce plan va être rejeté; le Hamas va sans doute faire une contre-offre qu’Israël va refuser et la guerre va se poursuivre.
Tout cela est une opération de marketing pour bien faire paraître Donald Trump grand artisan de la paix et Benjamin Netanyahou, tout en rejetant le blâme sur le Hamas pour refuser tout compromis.
Netanyahou, artisan du nettoyage ethnique
Depuis le 7 octobre 2023, Netanyahou n’a cessé de saboter les cessez-le-feu et de prolonger délibérément la guerre. Chaque otage mort, chaque enfant enseveli sous les décombres, chaque village palestinien rasé sont les preuves de sa stratégie criminelle. Il instrumentalise la douleur de son propre peuple pour servir son seul objectif : se maintenir au pouvoir, au prix du sang versé.
Ce n’est pas une guerre de défense : c’est une guerre d’extermination. Ce qui se joue à Gaza est un nettoyage ethnique systématique, orchestré par un Premier ministre corrompu, appuyé par des ministres suprémacistes et encouragé par l’impunité que lui garantit Washington.
Les Palestiniens exclus, encore une fois
La plus grande obscénité de ce « plan de paix » est qu’il se discute sans les Palestiniens. Comme toujours, on prétend décider de leur avenir en leur absence. On exige du Hamas un désarmement total, mais on ne dit rien de l’occupation, des colonies, de l’apartheid quotidien que subit la population de Cisjordanie et de Gaza.
Parler de paix tout en maintenant l’armée israélienne à Gaza, tout en refusant la reconnaissance d’un État palestinien, tout en poursuivant les massacres, c’est insulter la mémoire des victimes et nier la dignité d’un peuple entier.
Le cynisme à visage découvert
Ce plan n’est pas seulement inutile, il est criminel. Il légitime la poursuite du bain de sang. Il offre à Netanyahou la couverture nécessaire pour continuer les bombardements, les expropriations, les assassinats ciblés. Il permet à Trump de se poser en faiseur de paix alors qu’il cautionne un génocide.
Les images des ruines de Gaza, les fosses communes improvisées, les cris des familles en deuil sont les véritables réponses à ce plan. Ce que Trump et Netanyahou ont vendu au monde n’est pas la paix, mais la prolongation d’une politique de mort. Peu importe les solutions proposées, elles seront toujours rejetées par l’un ou l’autre car ce qui est acceptable pour l’un est inadmissible pour l’autre…
Pour une justice véritable
Il est temps de dire les choses sans détour : Netanyahou doit rendre des comptes devant la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Ses alliés qui cautionnent ce carnage doivent également être jugés.
La paix ne viendra pas de Washington ni de Tel-Aviv, mais de la lutte des peuples et de la pression internationale. Elle passera par :
•   la fin immédiate du siège et des bombardements de Gaza ;
•   la libération des prisonniers politiques, dont Marwan Barghouti ;
•   la reconnaissance pleine et entière de l’État palestinien ;
•   des sanctions internationales contre Israël tant que se poursuivent l’occupation et le nettoyage ethnique.
Conclusion : stopper la machine de mort
Espérons que ce chapitre répugnant de l’histoire humaine prenne fin. Ce serait un pas de plus si cet homme était empaqueté et envoyé à La Haye. Après deux ans coincé dans les cimetières – un « spectacle » pour les caméras de la Maison Blanche, programmé uniquement pour une campagne électorale politique – Netanyahou continue de se montrer avec un sourire devant les caméras, racontant comment il a assassiné, purgé et éliminé comme un tueur en série fier de ses crimes.
Ce spectacle macabre, où le meurtre devient stratégie électorale, est une honte absolue. Les services de sécurité doivent arrêter Netanyahou immédiatement pour stopper la torture des Israéliens kidnappés et empêcher un nouveau bain de sang. Ils doivent aussi mettre fin aux manœuvres de ses conseillers électoraux qui transforment la guerre en outil de propagande et utilisent le sang versé pour nourrir une atmosphère de haine et de terreur.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »


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 I write from the heart of Gaza. This place is not just a geographical zone: it is a living memory made of streets, voices, mosques, olive trees, and stories. When these places are destroyed, it is an entire collective identity that is under attack.
On January 29, 2024, my family and I endured nine days of siege. Tanks surrounded our neighborhood, bulldozers tore apart the streets, helicopters roared above our heads. Soldiers humiliated my father, my brother, my uncle, and my cousins before blowing up our home. This was not an accident, but a strategy: to make life impossible and erase every trace of a people.
Even today, massive evacuation orders, indiscriminate bombings, and forced displacements toward so-called “safe zones” — which are themselves bombed — reveal a policy of systematic dispossession. We fear a permanent exile, just like our grandparents in 1948, who died still holding the keys to their homes.
Living like this means learning to savor each act as if it were the last: drinking coffee, watching the sunset, exchanging a farewell glance. But bearing witness is also resistance. I write to say that we are not leaving voluntarily; we are being expelled.
Peace is not impossible. The history of once-unthinkable reconciliations — from France and Germany after 1945 to post-apartheid South Africa — reminds us that hatred is not destiny. But for peace to be real, injustice must first be acknowledged.
I sign these lines from Al-Rimal. If tomorrow I can no longer write, remember this: Gaza was never an empty land. It was a living homeland, loved and inhabited.
Kader Tahri                                                                                                                                                                                                                                Committed columnist, concerned observer                                                                                                                                                                                            "We must tell things as they are, but refuse to let them be like that."
https://kadertahri.blogspot.com/

8
We are told that Israel is “defending itself.” A lie. Israel is killing. Israel is crushing. Israel is destroying.
Enough hypocrisy. Enough façades. What is happening in Gaza is not a war—it is collective punishment, an organized massacre, the methodical destruction of a people already shattered by seventeen years of siege. One can invoke “self-defense,” one can invoke “the fight against terrorism,” but the facts remain: Hamas has not been eliminated. The Israeli army is not defeating Hamas—it cannot even locate it. Instead, it is targeting civilians: children, mothers, the elderly. Hospitals are reduced to rubble. Entire neighborhoods turned to ashes. This is the reality.
We are told it is a “war.”
No. It is a siege turned into a slaughterhouse. It is an open-air prison for 17 years, transformed into a mass grave. It is a slow-motion genocide, unfolding before our eyes.
Thousands dead, the overwhelming majority women and children. Neighborhoods flattened, hospitals destroyed, entire families wiped out under the bombs. This is the naked truth. And yet today, this is cynically described as “security.”
But this bloodbath is not accidental. It follows a long-standing logic. David Ben-Gurion said it bluntly in 1937: “The acceptance of partition does not commit us to renounce Transjordan; nor does it preclude expansion in the future.” Expansion was envisioned long before 1948, long before the Holocaust. And it continues today, inscribed openly in the Likud charter, which claims Israeli sovereignty “from the river to the sea.”
The supreme hypocrisy: Palestinians are accused of seeking Israel’s destruction when they repeat the same slogan to demand freedom and equality. Yet it is Israel that has applied this vision all along—through colonization, blockade, and expulsion.
This logic of domination now takes a terrifying form. Israeli Minister Israel Katz has proposed building a so-called “humanitarian city” on the ruins of Rafah, to confine 600,000 displaced Palestinians. A militarized enclave, without freedom of movement, without a future. A “city”? No. A cage. The echo of history is chilling—walls repainted to disguise oppression, recalling other times when suffering was hidden behind façades.
Even within Israel, cracks are visible. Reservists returning from Gaza have written to the military justice system, denouncing illegal orders marked, in their words, with “a black flag.” When soldiers themselves fear becoming complicit in war crimes, it is not just that the red line has been crossed—it has been trampled.
As for Netanyahu’s government, it does not defend Israel: it sacrifices hostages, ignores its generals, undermines its intelligence services, and traps its own people in a suicidal spiral. This is not about security—it is about political survival, the preservation of corrupt power at the cost of Palestinian lives and Israel’s international isolation.
And the West? It watches. The United States, above all, endorses, finances, arms. It speaks of peace while delivering bombs. It speaks of law while turning a blind eye to systematic violations of international conventions. This is not silence—it is complicity.
So let us stop. Stop calling this a “war.” Stop repeating that “Palestinians reject peace” when they have been trapped for seventy-five years in denial and dispossession. Stop claiming Israel “has no choice” when everything proves otherwise.
The truth is brutal but undeniable:
You cannot build peace on ruins and mass graves.
You cannot imprison two million people in a besieged and starving enclave, then feign surprise when they resist.
You cannot call Israel a democracy while a part of its population lives under permanent occupation and blockade.
You cannot invoke the memory of the Holocaust to justify oppression, when that very memory should be the strongest reminder that no people should ever again endure humiliation, exile, and erasure.
We must have the courage to name injustice. Gaza is not a threat: it is a wound. And as long as that wound is left open, as long as bombs are dropped instead of negotiations, colonization continues instead of recognition, starvation replaces freedom—there will be no peace, no security, no future.
It is time to say loudly and clearly: enough lies, enough massacres, enough hypocrisy. Human dignity is not optional—it is a universal right. And today, it demands that we cry out: Never again—for anyone, and above all for Gaza.
Gaza is the mirror of the world. If we accept that a people be treated in this way, we accept the collapse of our own humanity. If we tolerate these crimes, we renounce everything that gives human dignity its meaning.
Today, only one word remains to be said, to be shouted, to be written everywhere:
Enough.
________________________________________
✍️ Kader Tahri
Engaged columnist, concerned observer
“We must say things as they are, but refuse that they remain this way.”
https://kadertahri.blogspot.com/

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“Morocco is going through an end-of-reign atmosphere: an absent king, a gagged society, a stalled economy, and a monarchy aligning with Israel in contempt of its people. Between repression, poverty and diplomatic isolation, the Makhzen is cracking on all sides. The succession of Mohammed VI, already under foreign influence, does not promise renewal but rather the prolongation of a dying system.”
An atmosphere of the end of reign reigns in Rabat, writes the French newspaper Le Monde.
An exhausted system
•   The reign of Mohammed VI, long adorned with a façade of modernism, has today been reduced to a caricature: an absent monarch, secluded in his palaces, leaving behind a drained economy, a disillusioned youth, and a gagged society.
•   The security obsession has turned the country into an open-air prison: a Facebook post, a critical video, or a caricature can mean jail. Prisons are full of silenced voices.
•   Journalists rot behind bars, activists remain silent or go into exile, citizens censor themselves on social media out of fear of ending up in prison. The myth of the 'modernist king' has collapsed. Makhzenian modernity means censorship, poverty, and repression.
•   Economically, the situation is equally dire: a country rich in resources yet ruined by a predatory dynasty. Recurrent shortages, food and energy dependency, and the monopolization of wealth by an oligarchy feed latent social anger.
Israel: New Co-Owner of the Kingdom
•   On the diplomatic front, the rupture is even more blatant. By signing unprecedented military and security agreements with Israel, Mohammed VI has crossed a historic red line.
•   This normalization, presented as a diplomatic masterstroke, in reality amounts to tutelage. Morocco is no longer merely a disguised French protectorate: it has become an Israeli co-property.
•   The king has traded what remained of sovereignty for a shameful normalization. This is no longer 'cooperation,' but co-management.
•   Israeli investors advance their pawns, the military sees their bases infiltrated, and the Moroccan army, once a pillar of the regime, grinds its teeth.
•   Consequences are explosive: infiltration in strategic sectors, growing Israeli influence in the military sphere, and frustrations building within the army.
The Monarchy Faces Its Dilemma
•   Two camps now clash at the top. On one side, the king and his inner circle, determined to reinforce the Israeli alliance, even at the cost of sovereignty. On the other, the guardians of traditional Makhzen orthodoxy, worried that the internal balance is fracturing.
•   For them, the prospect of a 'Hassan III' inspires fear rather than support: a succession seen as artificial and imposed from abroad.
•   Meanwhile, the people observe. Moroccans are not fooled: they see the obscene contrast between signing military agreements with Israel and the massacres in Gaza.
•   They know their king has chosen his camp—and it is not theirs.
A Historical Dead End
•   This system, built by Lyautey, maintained by France, and recycled by Mohammed VI, has reached its limits.
•   Moroccans no longer believe in the myth of a providential monarchy. They see the contradictions: a king who signs with Israel while Gaza is bombed; a regime that claims religious legitimacy while selling out political sovereignty; a power that proclaims reform while governing through repression.
•   The regime survives on fear, police, and business networks. But for how long? Each day, the fracture widens: between a ghostly power and a suffocating society, between an absent king and an abandoned people, between a submissive monarchy and a youth seeking dignity.
•   The end of reign is not a hypothesis, but a certainty. The only unknown is when and how.
Double or Nothing
•   The Moroccan monarchy is playing its future on a dangerous card: survival through Israeli co-management, at the cost of irreversible fracture with its people and Arab environment.
•   This is a flight forward, a short-term strategy that mortgages the future.
•   Morocco is not yet on the edge of the abyss. But it moves inexorably toward its monarchical twilight.
•   The illusion is gone. The Makhzen is no longer an impregnable citadel, but a cracked fortress.
•   The Moroccan people are not duped: they know their destiny cannot remain tied to the whims of an absent monarch and the interests of a cumbersome ally.
•   The monarchy has a clear choice: either embrace a radical, real transformation and be accountable to its people, or persist in Israeli alignment and police autocracy. But history has already written the outcome: like all disconnected monarchies, it will end swept away by its own arrogance.
Author
Kader Tahri
Engaged columnist, concerned observer
“Things must be said as they are, but we must refuse to let them remain that way.”
Source: https://kadertahri.blogspot.com/

10
 
Lugan, a historian on command, does not “read” the history of Algeria; he cuts it with a cookie cutter to make it compatible with an ideological vision. This is less the work of a historian than a polemical political chronicle, amplified by the context of Moroccan-Algerian rivalry.
The taste for simple truths
•   No one denies the reality of the 1949 Berber crisis within the PPA-MTLD, nor the existence of internal tensions around identity.
•   But Lugan simply lines up well-known episodes – the 1947 congress, divisions within the FLN, rivalries among leaders. All of this is real.
•   Yet instead of making it a subject of reflection, he uses it to build a history reduced to a crude opposition: on one side the 'Berbers,' who supposedly carried out most of the war against France, and on the other the 'Arabo-Islamists,' accused of confiscating power and betraying their comrades.
•   The absence of critical examination of sources turns what should be an inquiry into a succession of weak signals, exploited to reinforce a preconceived thesis.
A Manichean reading
•   To present Abane Ramdane, Amirouche, Krim Belkacem or Aït Ahmed as the exclusive representatives of a 'Berber' camp is misleading.
•   These figures, although Kabyle, defined themselves above all as Algerian nationalists.
•   Their struggle was not reduced to an identity claim but to a shared cause: Algeria’s independence and sovereignty.
•   The core of Lugan’s argument rests on a crude dichotomy: 'Berbers' as true actors of the armed struggle vs 'Arabo-Islamists' accused of identity confiscation.
Political instrumentalization
•   This article also fits into a precise context: the persistent rivalry between Morocco and Algeria.
•   Commissioned by Moroccan media, the text serves to highlight Algeria’s internal fractures.
•   Reducing national history to an ethno-identity quarrel feeds into a war of narratives, subordinating historical scholarship to geopolitical strategies.
•   Bernard Lugan, known for his so-called 'iconoclastic' positions, offers a seemingly scholarly version of a discourse that weakens Algeria.
What Lugan omits
•   The diversity of militant trajectories, where Arabophones and Berberophones fought side by side against colonization.
•   The role of colonial France, which sought to exploit identity divides to weaken the national movement.
•   The complexity of Algerian nationalism itself, marked by ideological, social, and regional debates well beyond the linguistic issue alone.
What is left unsaid
•   The decisive participation of Arabophone populations in the armed struggle.
•   The French colonial strategy, which constantly sought to exploit identity divisions to weaken the national movement.
•   The collective nature of the war, in which regional and linguistic affiliations were transcended by a shared cause.
History as a battlefield
•   Lugan is not proposing a historical rereading, but a political accusation.
•   His narrative seeks less to understand the past than to feed into a present conflict.
•   The war of independence becomes raw material to pit Kabyles against Arabs, thereby undermining the idea of a united Algerian nation.
•   But history does not belong to polemicists. It belongs to researchers, witnesses, and archives. It is made of nuances, contradictions, and debates.
For a history that enlightens, not divides
•   Reducing Algeria to a quarrel between 'Berbers' and 'Arabs' is an insult to historical truth and to the memory of the war of independence.
•   The history of this country cannot be reduced to its fractures, but to the strength of a collective struggle.
•   Algeria is not a fragile construction; it is the fruit of a shared struggle, and its true identity lies in its assumed plurality.
•   Rather than instrumentalize history, it is time to understand it. That is what is expected of an honest historian.
Conclusion
•   Lugan does not write history, he puts it on trial.
•   By reducing the FLN to a dominant 'Arabo-Islamist' apparatus and the Berbers to deceived victims, he adopts a Manichean reading disconnected from the richness of reality.
•   Algerian history deserves better than this cookie-cutter account. It calls for contextualization, confrontation of sources, and attention to nuance.
•   Thus, Algeria is far from the predictions of this 'historian on demand.' After all, he must toil to justify the subsidies and anti-Algerian roadmaps sponsored by the Makhzen’s press — in exchange for prepaid getaways to Marrakech’s Mamounia!

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »
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As several European countries finally move toward recognizing the State of Palestine, the gesture—though largely symbolic—signals a shift in the global perception of a struggle that has too long been misrepresented as a “conflict” between equals. What the Palestinian people are fighting for is not a vague aspiration or a diplomatic bargaining chip: it is the recognition of their collective rights, first and foremost their right to independence and self-determination.
Palestine is not a side issue in global politics. It is the mirror of a global order built on selective justice, in which certain states can engage in permanent colonization, ethnic cleansing, and apartheid with near-total impunity. The moral urgency of the Palestinian cause lies in its capacity to expose the deep fractures of the post-colonial world.
Colonialism, Not Conflict
The current tragedy did not begin on October 7, 2023, nor even in 1967. It is rooted in a settler-colonial project that leveraged trauma, theology, and European nationalism to establish an ethno-national state in a land already inhabited. Since 1948, and especially after 1967, Israel has entrenched a strategy of domination through what it calls “facts on the ground”: illegal settlements, forced displacements, siege policies, demographic engineering, and the systematic erosion of Palestinian sovereignty.
The reality is not a conflict, but a structural asymmetry: a nuclear-armed, Western-backed state versus a stateless, blockaded, and fragmented people. This is not just about borders. It is about identity, memory, and political existence. Much like in apartheid South Africa or colonial Algeria, Palestinians face a regime built not on coexistence, but on exclusion.
Security Without Justice Is a Mirage
Israeli policies cannot be defended in the name of "security" when that security is built on the permanent denial of another people’s basic rights. A state cannot claim legitimacy while systematically violating international law, as confirmed by numerous UN resolutions, the Geneva Conventions, and the ICJ.
Since the 2018 "Nation-State Law", Israel has officially defined itself as the exclusive homeland of the Jewish people, denying any national rights to Palestinians—even those who are citizens of Israel. This makes any two-state solution increasingly unviable unless this ethno-national foundation is radically rethought.
Resistance and Double Standards
Palestinian resistance is often criminalized in international discourse, while Israeli state violence is normalized. But resistance against occupation is a right recognized under international law. The 2017 Hamas Charter, for instance, clearly distinguishes between Judaism as a religion and Zionism as a political ideology. The conflation of anti-Zionism with antisemitism is a dangerous rhetorical weapon used to delegitimize any opposition to the occupation.
The brutal reality in Gaza, where children starve and civilians are deliberately targeted, reveals a regime of violence that no longer hides behind diplomatic language. Yet, no real accountability exists. The United States continues to shield Israel, eroding its own credibility in the process.
Toward a Just Future
Calling for justice for Palestinians does not mean denying the right of Israelis to exist in peace and dignity. But justice cannot be based on racial or religious supremacy, nor can it coexist with permanent military domination.
If peace is to be possible, it must begin with equality. Whether through two states, one democratic state, or a confederation, the core principle must be the same: equal rights for all inhabitants between the river and the sea. That includes the right of return for refugees, the dismantling of illegal settlements, and a full end to the occupation.
Recognition of a Palestinian state—though long overdue—is not the end goal. It is a small step toward an international order in which justice is not granted selectively. If Palestinians are expected to coexist with their former jailers, it is only fair to demand that Israel re-examine its founding mythologies, its practices, and its future.
The future of the region will not be secured by military superiority or theocratic identity. It will only be secured through a shared political home where no one is superior by birth, by faith, or by force.
Palestinians do not ask for more than what any people should have: the right to live free, with dignity, on their own land.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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POLITICS & RELIGION / The Shoah is also taking place in Gaza.
« on: July 14, 2025, 06:57:29 AM »
I would like to take up here the prophetic positions of Yeshayashu Leibowitz, a scholar and philosopher of Israel, who had freely and categorically expressed his convictions by believing that the only country in the world in which the Jews are in danger is the State of Israel by its victimized blackmail of hysterical accusations, arbitrary procedures, by the hatred and contempt of others whom they treat with a morgue.

Is this not the great truth of the colonization of Palestine?

Obsessively, Israel has frozen itself in memory of the Holocaust of the Jews killed during the Second World War, but today a zionist entity composed of extremists and fanatics would make a genocide against the Palestinians comparable to the Nazis on the Jews, history seems to want to repeat itself, something often heard: Gaza remains an open-air prison like the Warsaw ghetto, with a clear intention of the people. 

This makes him a “pariah state” that is waging its ideological struggle against the very idea that the Palestinian people can have their own free and independent nation in the heart of the Middle East. This refusal by Israeli zionists has led to repeated violence, wars and chronic instability, fuelling a hatred that has its roots in a desire to deny Palestine its most fundamental right: that of existing as a State, like any other nation, free of its choices and actions.

Since this Israeli policy is a colonialist State, it practises apartheid, or even genocide against the Palestinian population through endless murder, that is the exact word the Israelis are only good at murdering, that is to say in a deceitful and sneaky manner, ten times more armed if not with poison, generally unarmed targets, but in all cases weaker than them and in the majority of cases by surprise. If only they stopped at this infamy, they boast its merit, strength and courage. As a brave rapper put it, "Death to the IDF."

The threats to Gaza have multiplied dramatically, this people has no choice but to fight, and war is causing drama, but many prefer to turn away from them. The Gaza genocide is illegal, which is now being attempted to legitimize it in a different way: we are no longer talking about “international law,” but about the right to defend oneself against Hamas’s terrorism, when Israel’s zionists are coldly thrilling the children, women civilians in Gaza while shouting loudly, they bark ferociously, they know how to get noticed, but not so strong in reality, when they find themselves in front of them.

The Palestinian resistance believes that defending Gaza is part of its Arab citizen duty, because Palestinians are often only the first on the lists...The genocide in Gaza is illegal that we are now trying to legitimize it in another way: we are no longer talking about “international law”, but about “Hamas terrorism”.

Israel’s zionists have already succeeded in spreading all over the world, especially to Western politicians, hatred of Palestinian resistance, political parties defending them, most of the media support them, and above all, it should be noted that this hatred of the Palestinians is also spread discreetly by the Arab regimes that normalized their relations with the zionist entity.

Israel, with its government with extremist ministers and fanatics close to Israel's worst clerics, remains a dictatorship led by a paranoid setting insane targets and which will carry them out, at the end of the roll, it no longer even has the strength to lie, heroes in spite of himself, happy to be mystified by buckle-loot courtiers, supposed to give him the long-silence,

For example, Israel, at the mercy of a bloodthirsty madman who seeks only to save his buttocks by means of the IDF, when we know that Israeli families, for the most part, are feeding their children from the mother’s womb to hatred of the Palestinian and the Arab in general, this practice has been going on for ages.

Netanyahu feared Yahya Sinwar to the point of refusing to pronounce his name publicly, in one of those pungent implories peculiar to criminals who believe that denying reality is enough to cancel it, he had not failed to perceive in the event of October 7 the spectre of Yahya Sinwar of his own end, he keeps coming back into his brain the outcome that haunts him, a extinctional outing. At the end of the roll, he no longer even has the strength to lie.

So instead of making the warlory, little Netanyahu should put his energy to give back resources to an army that is singularly lacking, which spends all its time demolishing homes, firing tear-gas grenades, shooting bullets and dropping dogs on women and children, in the West Bank and carrying out intense artillery and aviation bombings in Gaza, at least he would be more likely to have a victory on Hamas.

It must be said that Netanyahu, the zombie terrorized by the slightest contradiction, was mistaken, as others did before him. He underestimated the resistance of Gazans and believed in a special operation of a few weeks, but he got aghasted at the funeral in a murderous five-month-old conflict, clashing with parts of Gaza that would remain hostile to him for decades, Israel must be too small, psychopathic or schizophrenic, these are fairly common pathological states as Nazisism.

An incultivated, irrational Netanyahu masks his Manichean minds of intermingles, he stinks of the world considerably. At home, everything, but really everything, stinks the hatred of the Arab and the Palestinian, a hatred which he also schematizes through religious considerations, seems to perceive personality disorders with evil impulses and especially "More totalitarian than Me, killer"

Historically the Jew is hated because he is hollow, and all because the Western/polemist world that made it his business has made headlines about him, it would just be said that their opinion is simply advisory, but the public discourse of the Israeli leaders were catastrophist. They presented October 7 as the imminence of a second Holocaust.

I imagine that it is the response to the visceral hatred of Muslims by Jews who are convinced that they are the chosen people and that non-Jews are worthless, as their texts say.

The history of the Jews tells us that what annoyed the Egyptians the Romans, the Babylonians, the Persians, the Catholic Church and its Jew Perfid, the Muslims, the Spaniards, the Nazis and the Soviets continues to annoy the whole world today.

All of them wanted to exterminate, expelle, remove and denounce Jews, and by bones, the Jew wonders why so much hatred towards him:

You will be a subject of astonishment, proverb and mockery among all the peoples with whom the Lord will lead you.  (Deuteronomy 28:37

The main problem is that we are hammered too often with the Holocaust and trying to make it the victims of history, to fall into the rhetoric of trying to explain to us that the suffering of the Jews has been greater and that it justifies a lot of things.

Today, given the human suffering caused by the destruction of the Palestinian people, their youth are no longer called upon to choose another policy, another struggle and, above all, other methods of resistance that must be thought out, in reflection at the stages travelled and the failures of their elders recorded in the context of the time, this new option offers an important opportunity for the right to Palestinian resistance most certainly able to put an end to the zionist colonialism in Palestine.

All this, specifying the fact that the Palestinian people have the right to armed struggle against occupation, as stipulated in United Nations resolution 33/24, 1978.

In the end, it must be pointed out that the Palestinian Resistance Movement is continually a civilizational character, thanks to the courage, tenacity and resilience of a people firmly guided and assured of its right, can prevail against a European opinion largely shaped by Western media hypocrisy according to their current appetites.

Israel is in poor condition now, and Netanyahu, the hero in spite of himself, is safe from a dismissal as long as the war and massacre against the people of Gaza continues and so much the worse for the Israeli hostages whose release will no doubt be able to thwart the Israeli extreme right objectives in power and, above all, to bring truths to the events of October 7.

Kader Tahri is an essayist, independent blogger and columnist committed to geopolitical issues and international justice. He hosts the blog Regards Libres, where he offers critical readings of current events with particular attention to the condition of the peoples in struggle. He writes from Algeria, with a perspective rooted in the critical intellectual traditions of the Arab and Mediterranean world.

Official blog: https://kadertahri.blogspot.com/

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Can we ever believe that some Israeli press outlets will recognize the reality of Palestinian resistance, describing them as one of the noblest peoples on earth, rising up to defend their rights after seventy-five years, especially since they were alone?

Here is an article by an Israeli journalist who rightly believes that Israel's dream is over:

One of the most wonderful things that living consciousness beats, the most beautiful thing that opens intellectual freedom, and the purest thing that results from mastery. During the war on Gaza and the rocket attacks against us, our losses exceeded $912 million every three days, from the cost of warplanes, Patriot missiles, and vehicle refueling, as well as the consumption of ammunition and missiles of all kinds. Not to mention the halt in trade, the collapse of stock markets, the paralysis of institutions and construction, the disruption of agriculture and industry, the death of poultry on farms worth millions of dollars, the suspension of some airports and trains, and the cost of housing those fleeing to shelters, not to mention the destruction caused by resistance rockets in homes, shops, cars, and factories.
We are the ones who started this war and set it ablaze, but we are not the ones who control it, and we are certainly not the ones who will end it. Its end is not in our favor, especially after the Arab towns inside Israel surprised us with their uprising against us, when we thought they had lost their Palestinian identity.
This is a bad omen for a country whose politicians have discovered that their calculations were wrong, and their strategies are not up to a vision beyond what they planned.

The Palestinians are truly the owners of the land. Who else defends it with their souls, their money, and their children with such strength, pride, and defiance?

As a Jew, I challenge all of Israel to come to terms with such a deep belonging and connection to the land.
If our people were truly attached to the land of Palestine, we would not have seen this large number of Jews rushing to the airports to emigrate since the beginning of the war. We have tasted the Palestinians with killing, imprisonment, sitting, and separation, and we have deceived them with drugs, and we have tried to invade their minds with perverted ideas that distance them from their religion, such as liberation, atheism, suspicion, corruption, and homosexuality. But it is astonishing to find among them a drug addict who rises to defend his land and its extremities, shouting "God is the greatest" as if he were a venerable world.

Even though they knew what awaited them—humiliation and arrest—they never hesitated to pray at the Al-Aqsa Mosque. Paradoxically, the armies of countries at full strength did not dare do what the Palestinian resistance did in a few days, when the legend of the invincible Israeli soldier fell, killing and kidnapping. Given that the resistance's rockets reached Tel Aviv, it is better to leave the imaginary dream of Greater Israel behind.

The Palestinians must have a neighboring state with which we live in mutual peace, and that alone can extend the life of this country for a few more years. I believe that even if we last a thousand years—that is, if we can remain a Jewish state for the next ten years—there will come a day when we will pay for everything.

The Palestinian will come back again and again and again, and this time he will come on horseback towards Tel Aviv.
Ultimately, we see that Zionist ideology makes us blind and stupid. It also fuels the return of old, moldy hatreds. The truth is not found among those whose raison d'être is lies. The Zionist state colonizes Palestine with the full support of the West. It commits ethnic cleansing and massive war crimes in Palestine that continue to be excused...

The Zionist state of Israel bathes in Nazism. Its Zionism today isn't dismantled on the surface: it's spinning. It kills, it attacks, and above all, it still believes it's forming a society. But in reality, with what's happening in Gaza, something has shifted, and Israel's dream is over. By this rule, there are always those responsible, people, individuals, behind all the crazy decisions that led to this situation.

So, would defending the Palestinian people be terrorism? The Palestinian resistance has killed a hundred times fewer innocent people since 1945 than the Zionist army, trying to defend a territory that the Zionists are colonizing, but that is the only terrorism we want to talk about, etc.

Let's open our eyes a little: Zionists are racists, supremacists, outside international law, and the biggest hypocrites imaginable. The only law they recognize is that of the strongest, and they can pray that this continues for a long time, in vain.

In the war between the Palestinian resistance and apocalyptic Zionist colonization, David is defeating Goliath.

And in the end, it is Yahia Sinwar who wins, especially since he was not a terrorist, he is not an anti-Semite. Hamas is not a terrorist organization. The Palestinian resistance is not the enemy of the Jews. Israel is a genocidal terrorist state. The problem is not Judaism or the Jews; the problem is Zionism and the existence of Israel

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Pour les Palestiniens l’occupation n’est pas un simple conflit, c'est beaucoup plus sinistre, cruel et arbitraire, l'une des choses vraiment difficiles que les Israéliens ne veulent pas comprendre et de faire quelque chose à propos de la colonisation au lieu d'être perpétuellement détournés, passifs, égocentriques, apathiques, satisfaits, complaisants, auxiliaires aux crimes dévoilant un visage immonde d’êtres  sans une once d’empathie, même pas pour leurs propres otages. Ils sont le contraire de civilisés. Des barbares, éructant leur haine pour les enfants qui s’étonnent d’être détestés par le monde entier.

C’est que lorsque les gens du monde regardent les photos de l’attaque de l’armée israélienne contre la population de Gaza, ils ne voient pas seulement des mélomanes innocents et épris de de la morale comme le prétend la propagande hollywoodienne,  mais ils voient des soldats Israéliens apathiques et indifférents, voire insensibles, qui font dans la tuerie un plaisir et dansent  beuglent à quelques mètres seulement de la prison à ciel ouvert que leur pays entretient, et passent un bon moment, tout en s'en fichant des souffrances de leurs victimes, et ils servent ainsi l’occupation.

Ainsi le monde constate que Tsahal est un groupe de gâchettes qui tirent sur tout ce qui bouge (ou pas) et ce n'est évidemment un problème que si cela tue, blesse ou détruit des choses ou des personnes israéliennes. Si c'est libanais ou Palestinien pas de problème, ce ne sont pas des humains. En lançant une guerre sauvage et vraisemblablement génocidaire contre les enfants, les femmes et les civils isolés de Gaza avec un mépris irresponsable de la vie des autres Il n’y a aucun honneur à massacrer des innocents et détruire leurs habitations. 

Si peuple d’Israël était tout diligent, il lui faudrait alors qualifier les soldats israéliens et les politiques de terroristes  de la même manière que les Palestiniens (en particulier les combattants palestiniens) qui sont qualifiés de terroristes pour toute allégation de résistance, pour avoir été arrêtés sans inculpation ou même simplement pour avoir été tué par une bombe de Tsahal. Un combattant palestinien n’est pas automatiquement un terroriste, sauf dans les médias  hébraïques et occidentaux.

Par contre l’Israélien en terre Palestinienne peut être traité de colon, c'est comme être traité de squatter. La définition des colons sur Wikipédia est la suivante :

"Les colons sont des gens qui se rendent sur une terre qui appartient déjà à quelqu'un d'autre, les forçant à partir et revendiquant la terre comme la leur"

On peut voir comment les colons ont très souvent occupé des terres autrefois résidentes de peuples établis de longue date, désignés comme autochtones. Le processus par lequel les territoires autochtones sont colonisés par des peuples étrangers est généralement appelé colonialisme de peuplement. Elle repose sur un processus de dépossession trop souvent violent.

Pour rappelle il faut bien entendu noter que tous les Israéliens qui sont venus en Palestine aux 20e et 21e siècles et ont pris possession des maisons palestiniennes en 1948 sont à désigner comme des colons. Ce peuple de colons reste incapable de comprendre les solutions stratégiques, habitué à vivre avec les armes pour faire  croire que les tous les voisins étaient des pays primitifs avec des populations sans instruction.

Pour la population Palestinienne les régimes politiques de l’entité sioniste d’Israël n’ont jamais rien garanti, la résistance est un droit universel qui constitue un élément clé de toute liberté.
Manifestement Israël avec ses politiques a décidé d'asséner son fantasme de "résistance" pour qu'il devienne un totem et blasphème (déni) si on ose leur exposer en quoi c'est complètement idiot !

Certes un échec stratégique total pour le Colon Israélien alors que les Palestiniens deviennent plus instruits et font correspondre capacité par capacité, de résistance et d’endurance, génie par génie pour gérer le scénario de combat de résistance avec une infrastructure de dissuasion stratégique enfouie sous terre à travers tout un pays, qui a atteint la dissuasion par de petites étapes d'apprentissage et de construction.

Le colon juif reste un petit bonhomme gâté d'un pays qui ne peut finalement pas survivre un seul jour sans le soutien permanent de l’Occident, le colon n’est pas supérieur  au  Palestinien, cette position d'être au-dessus de tous, c'est agaçant, on ne guérit pas une maladie dégénérative en jouant du tambourin et en faisant appel aux esprits divines, Il n’y a aucune raison de permettre la publication de mensonges avérés, ou même seulement de faussetés manifestes parce que par le mensonge les simplistes sont généralement beaucoup plus fascinants que le réel et sont instrumentalisés de façon parfaitement cynique par des sectes, des groupuscules ou encore des formations politiques.

Ce n’est tout simplement pas une image simple que les non-Israéliens voient lorsqu’ils regardent les photos des gens de la Nova Rave en train de faire la fête avant l’attaque du 7 Octobre. Le public israélien est très aveugle à ce qui se passe surtout que les faits tirés de la fiction et de la hasbara, car la provocation est une forme d’agression qui peut entraîner en réponse une autre forme d’agression

Il existait des preuves (même si elles ont été niées) selon lesquelles des membres du parti Nova avaient été tués dans des tirs croisés avec le Hamas ou par des hélicoptères destinés à cibler les combattants Palestiniens. Cela s'ajoute aux bombardements de chars qui ont tué des Israéliens dans le kibboutz Be'eri et à l'un des otages libérés parlant dans une cassette divulguée disant que des hélicoptères leur avaient tiré dessus alors qu'ils se dirigeaient vers Gaza. Maintenant, la question est de savoir combien de ces 1 400 Israéliens tués, et en particulier des civils, ont été tués par les tirs israéliens.
Les tirs de chars ou d’hélicoptères expliqueraient-ils les assertions de «bébés décapités» ?

La réalité est qu’avec Hasbara un épouvantail de propagande consentant au service du système, ils ont le droit de dire n’importe quoi, pour rallier l’opinion des pays occidentaux à leur cause par de vague théorie pour mobiliser des gogos, il faut pour que cela devienne une évidence indiscutable (c'est eux qui le disent) bien sûr mais alors qu’ils ne prétendent pas dire la vérité !

Historiquement les fondateurs d'Israël étaient des fascistes, pour vouloir créer un État-nation uniquement juif, et vouloir que les Palestiniens devraient partir en achetant des terres dans les années 20 et en expulsant les agriculteurs palestiniens, gagnant ainsi environ 5 % de la Palestine, pour les Juifs uniquement !

Quand les Palestiniens refusaient de vendre, la terreur  avait été utilisée, attentats à la bombe contre des bus, attentats à la bombe sur des charrettes à âne, attentats à la bombe dans des hôtels, assassinats, enlèvements, massacres, vols de terres et nettoyage ethnique. Au moyen d’anciennes organisations  terroristes tel que : Léhi, Palmach, Stern, Irgun et Hagenah qui deviennent plus tard Tsahal, le Shin Bet, le Mossad, les tribunaux et le système judiciaire d’apartheid, c'est toujours la même histoire.

Avec les politiciens de la Knesset et une Hasbara sophistiqué a tout caché, le génocide de Gaza  est en train de le révéler le vrai visage du sionisme au monde et la terreur démesurée qui  conduit  un État terroriste perpétuel nommé Israël !

Hasbara, aussi bruyant soit-elle, ne constitue plus une défense. Les citoyens du monde à l’esprit sain sont conscients de la duplicité et de l’hypocrisie d’Israël !

A partir du moment où le peuple Palestinien est soumis à une quelconque limite avec l'appel au meurtre, la diffamation ou l'injure gratuite, une stratégie qui remonte à beaucoup plus loin, pour légitimation du projet sioniste en Palestine Occupée.
En effet, partout où il y aura une occupation, des combattants de la liberté émergeront pour l’autodétermination. Les Algériens dans leur lutte contre la colonisation française étaient  appelés moudjahidines du FLN, ils ont combattu les envahisseurs Français et les combattants du Hamas bataillent  les colons israéliens.
 
Il faut le dire le Hamas est en effet un mouvement de résistance, par le simple fait qu'il soit limité géographiquement à la Palestine montre bien qu'il comporte une très forte composante nationaliste. Il n'en reste pas moins que le Hamas opère aussi par acte de résistance à l'installation de l'Etat d'Israël en Palestine, et l’opération militaire du 7 octobre reste purement un acte de résistance, qui avait permis aux combattants du Hamas de faire des prisonniers (pourtant des militaires). 

En fait, cela montre que la plupart des combattants ont une meilleure boussole morale que l’Armée Israélienne, les déclarations des otages libérés par les combattants, l’ont spécifié de manière convaincante au monde, une femme témoigne  que, bien que les combattants palestiniens aient tous eu des armes chargées, elle ne les a jamais vus tirer sur les captifs ou les menacer avec leurs armes.

De nombreux témoins israéliens disant qu’Israël a tiré sans discernement, que certains des Israéliens présents à la rave party Supernova qui se tenait près de Gaza ce jour-là ont été touchés par des tirs d’hélicoptères israéliens, le 7 octobre ont en fait été tués par Israël même et non par le Hamas ou par d’autres factions de la résistance palestinienne
Ces tueries sont imputables à une combinaison de tirs indiscriminés dus à la panique et de l’application de la doctrine Hannibal, une procédure militaire israélienne qui permet à l’armée d’empêcher la capture d’Israéliens par tous les moyens, même si cela doit entraîner leur mort tuant des civils israéliens et des otages, en application de sa directive Hannibal.

Après le 7 Octobre, l’entité sioniste n’avait fourni aucune preuve crédible que les résistants de Hamas avaient planifié de tuer ou de blesser des civils israéliens non armés ou qu’ils ont délibérément cherché à le faire. Les images disponibles montrent qu’ils se sont principalement attaqués aux forces armées israéliennes, causant la mort de centaines de soldats d’occupation, mais utiliser le sort des victimes israéliennes à des fins de Hasbara appelle une réaction négative à cela.

Le sionisme est un système construit sur le traumatisme et la vengeance. Parfois, les sionistes créent eux-mêmes le traumatisme afin de justifier la vengeance coloniale aussi il est demandé à ce qu’.Israël assume la responsabilité de ce qui s’est passé, il doit y avoir une enquête internationale transparente qui inclut des enquêteurs impartiaux
Et c’est cela la question ?

Kader Tahri
www.kader-tahri.com

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POLITICS & RELIGION / What I think, I say loud and clear!
« on: February 23, 2024, 02:33:49 PM »
Israel, a rogue state? The entity of Israel, a state with the ideology of Jewish religious Zionism still in search of an international legitimacy not recognized by the majority of neighboring countries, Jewishness alone is not enough to explain this savage colonization of Palestine with a very strong endogamy in the Jewish community, the reason is that they are afraid of disappearing... Israel's trump card in the world is the fundamentalist American Christians (evangelicals). Their support shifts from religious to political through AIPAC, which funds the campaigns of hundreds of select lawmakers to get Congress to approve everything that successive Israeli governments demand.
The West has forcibly erected Israel as a rogue state through powerful lobbies all over the world, which it is forbidden to mention under pain of insults, anti-Semitism and various and varied reprisals, thanks to a bewildering instrumentalization of the Holocaust. A rogue country that is racist, fascist, belligerent, xenophobic, and where the police fire live ammunition at protesters, especially if they are not Jewish, and which looks more and more like an apartheid regime. When the obsession with security masks the fear for whom military defeat means the death of the country. It is more than certain that Israel will disappear no matter how long it is given, the end will be the same, a graft cannot be tolerated for long by a body that rejects it.
So when Israel cries wolf, all the media in the Western world echoes, and it inflates funding for Israel, but as always, Israel plays on the trick of victimization, especially when it is Israel that attacks. However, the general observation is that Israel is in the process of revealing its traits of fundamentalist religious extremism, with racist tinges, of apartheid, which means that Israel is unquestionably in first place in the World Championships of Lies. This is not surprising, given that this state is prone to playing liar's poker when it comes to sowing diplomatic discord between nations, to which the Western world allows all kinds of turpitude under the pretext of past suffering.
                                                                                                                                                                                          Wahrani

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